Aventures

Chapitre 5 : Viens goûter mon pain

Nous avions laissé nos héroïnes à la taverne, et c'est en ce lieu que nous les retrouvons.
Adkov, sobre, l'air renfrogné, et Scorpita, d'humeur joyeuse après trois choppes de bières. Payées par Adkov.

 - Et donc, tu dois aller chercher un Dofus, rien que ça ?
 - Ouais. Seulement, je ne sais pas où ça se trouve ces machins là
 - Moi non plus. Y'a plus de dragons depuis longtemps.
 - Peut être dans une grotte de la montagne des craqueleurs ?
 - T'es folle ! Je vais pas là-bas moi, c'plein de kwaks agressifs, de larves baveuses !
 - T'as une meilleure idée peut être ?
 - Il faudrait demander à une personne cultivée, un sage..
 - Une des faces de piaf de la bibliothèque ?
 - Bonne idée !

C'est ainsi qu'elles décidèrent de quitter Astrub. Marchant en direction du Sud, elle se firent accoster par un garde un peu aviné.

 - Et mes pioulettes ! Vous voulez venir voir mon mulou ?
 - Et ta soeur tronche de bwork ?!
 - Qu'est c't'a dis la poilue ?! Attends que je t'attrape !

Il se jeta sur elle, mais à peine eut il mit une main sur elle, que la Sramette, sans état d'âme se glissa derrière lui et appuya la pointe d'une dague sur son cou, menaçant de l'égorger. Le garde se raidit. Profitant de sa peur, Adkov lui administra un magnifique crochet du droit, suivi d'un non moins fabuleux genou dans les parties. Les deux femmes s'enfuirent en courant. Poursuivies par une demi douzaine de gardes alertés par les cris de douleur de leur compagnon.
Décidément, être une aventurière ce n'est pas de tout repos.

[Je pense mettre une couleur pour chaque personnage lors des dialogues, afin que ce soit plus lisible. Que pensez vous de cette idée ? ]

Chapitre 4 : Rencontre.

Courir. Toujours plus vite. Sans se retourner. A peine un regard pour le grand Aigle. Elle saute dans le ballon gonflable et s'envole pour Astrub. Elle atterrit près de la statue de sa classe, une magnifique représentation de la déesse Pandawa. Ignorant les gens autour d'elle, elle se dirige vers la Taverne. Quitte à ne pas boire d'alcool, autant pouvoir dormir dans un grand lit bien confortable. Sa bourse ne contient que quelques kamas mais ça devrait suffire. L'avancée est difficile, les rues grouilles de passants.
Si seulement elle n'avait pas rangé sa bourse à la place de son habituel flacon d'alcool, ses sens auraient été moins aiguisés et elle n'aurait pas remarqué la Disciple de Sram. Malheureusement pour cette dernière, voler de l'alcool à un Pandawa – ou dans le cas présent, sa bourse – revient à voler un Dofus à son dragon. La voleuse n'eut que le temps de parer un coup de pied avant de se prendre une droite dans la mâchoire. Adkov lui bloqua le poignet et l'entraine vers la prison.

 - Non arrête ! Je ferai tout ce que tu voudras ! Mais pas la prison !
- Rêve. Si j'avais eu de quoi boire, j'aurai pu te pardonner. Mais à cause de l'autre volatile sénile, ce n'est pas le cas
- S'il te plait ! Je t'achèterai une bière
- Haha, si tu savais !
- Explique moi alors.

Adkov n'était pas méchante. Et puis la compagnie d'une voleuse pourrait lui être utile. Elle n'avait pas forcément envie de combattre.
- Bon, d'accord. Mais tu me promets de m'aider dans ma quête ?
- Promis..euh.
- Adkov.
- Scorpita tient toujours ses promesses.

Si on avait pu lire les pensées de la Sramette, on se serait méfier de son air angélique. « Oh oui je vais t'aider, mais dès que tu as le dos tourné, je pars avec le butin. Espèce d'idiote. »
Et c'est ainsi que les deux comparses se dirigèrent vers la taverne, où, accompagné d'un pichet d'eau, Adkov résuma son histoire à sa nouvelle amie.

Chapitre 3 : MROUUUUUH

Un cri se fit entendre :
- MROUUUUUUUUH
Adkov n'eut que le temps de lever la tête pour voir un jeune chef de guerre bouftou se ruer sur elle.
Avez vous déjà vu Nuf Nuf à l'école des charcutiers, une fille de Pandawa trempée jusqu'aux os, et en train de se faire charger ? Non ? Je vais tenter de vous décrire la scène alors.
Imaginez, une jeune femme, d'une vingtaine d'année, le pelage entièrement noir, mis à part quelques notes de blanc sur le visage et les oreilles. Ses yeux sont bleus, comme l'eau qu'elle hait tant. Mesurant un mètre soixante six et demi, pour cinquante-deux kilogrammes. Prostrée au sol, elle ressemble plus à un chiffon mouillé qu'à une créature humanoïde. La peur se lit dans ses yeux
L'animal, lui, doit peser soixante-dix kilogrammes, et mesurer soixante centimètres au garrot. Il fonce sur notre amie à une vitesse de 2 mètres par secondes. En sachant que l'herbe est mouillée, et que la pluie menace de tomber, pouvez vous me dire l'âge de la bête ?
Ahem. Adkov, donc, allait bientôt se faire heurter, et surement piétiner par un chef de guerre bouftou. Pourtant, alors que le choc était imminent, il n'arriva pas. Le monstre, emporté par son élan, avait tout simplement glissé sur le sol humide. Adkov, bien qu'ayant autant de cervelle qu'un tofu sur le point de mourir, comprit tout de suite ce qu'il fallait faire.
Se mettre à courir en hurlant et quitter cette île de fous.

Les aventures noobesques Chapitre 2 : Eau Pioutain !

Pour la première fois de sa vie, Adkov était sobre en ce réveillant ce matin. Ce fut un choc. Son haleine ne ressemblait pas à l'odeur du derrière d'un bwork, et elle même ne sentait que très peu  la bouse de bouftou. Vous imaginez donc, que notre amie était d'une humeur massacrante.
Pourtant, elle se mit en route. Si elle voulait retrouver la douce senteur de la bière bien fraîche, il fallait se mettre au travail et maintenant. Et, je peux vous assurer, que vous ne verrez jamais de spectacle plus comique, qu'une Pandawa tout juste dégrisée qui marche. Titubant, râlant, maudissant Ganymède, elle manquait de trébucher à chaque pas. Soudain, un parfum pestilentiel - pour la disciple sans la chopine - se répandit dans l'air. Elle eut une réaction tout à fait normal : elle se boucha le nez et courut dans la direction opposée. Deux mètres plus tard, un magnifique chêne centenaire l'arrêta net. Adkov ayant une intelligence relativement proche de celle d'un Iop, elle s'était également couvert les yeux. La tête lui tournait. Elle erra au hasard sur une centaine de mètres avant de sentir le sol se dérober sous ses pieds.
L'eau, quel magnifique élément. Rafraichissant, nettoyant, amusant, et dans le cas présent, horriblement oppressant.
Manquant de s'étouffer, elle s'agita dans le lac d'Incarnam, imitant un goujon sur la berge. Mis à part que le poisson ne peux respirer sur la terre ferme, alors qu'Adkov avait de l'eau jusqu'au nombril.
Elle arriva saine et sauve jusqu'au rebord et s'assit, la tête entre les jambes. Humiliée, trempée, elle fondit en larmes. De l'eau, rien que ça. Quelqu'un chez les Dieux devait vraiment lui en vouloir.
Si seulement, elle avait daigné relever  la tête, elle aurait pu voir qu'elle était observée.



Les aventures noobesques Chapitre 1 : Incarnam, ou comment tout a commencé.

Certaines personnes ont des pouvoirs étonnant. Fwetmwa, disciple d'Osamoda est capable d'apprivoiser les créatures de notre monde. Aspyrhynn, Eniripsa de son état, peut soigner n'importe quelle blessure. Mais Akdov la pandawette, elle, ne rayonnait ni par son courage, ni par sa force, ni par aucune aptitude en général. A part boire, encore et toujours jusqu'à ronfler, elle ne savait rien faire. Ainsi, quand ses parents la mirent à la porte, elle se dirigea vers la taverne la plus proche. Mais, alors que la douce odeur de la bière commençait à se faire sentir, un coup sec derrière sa nuque lui fit perdre connaissance.
Elle se réveilla quelques heures plus tard, la bouche pâteuse, les yeux vitreux. Un être étrange, mi Homme, mi Aigle, s'approcha d'elle.
- Bonjour Akdov. Je suis Ganymède. Jusqu'à présent, tu n'a été que déception et humiliation pour ton entourage. Mais tout ça doit changer. C'est pourquoi je t'ai fait venir jusqu'à moi. Plus une goutte d'alcool ne te sera distribuée. Jusqu'à ce que tu prouves ta valeur. Rapporte moi un Dofus, un de ces oeufs de Dragon, et alors, je consentirai à lever ta malédiction. Bonne chance.
L'aigle se volatilisa, laissant notre jeune amie assimiler son discours. Lorsque enfin, elle comprit les propos de l'aigle, elle se mit à hurler :
- SHKOOOOOOOOOOOOORB KABARRRRR BULIAAAAAAAAAA KORTOUUUUUUUUUUUUUUUM (*)

(*) Afin de ne pas sensibiliser nos lecteurs, ces propos ont été traduits en langage gobelin.

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